Lorsque Jésus disait : « Va, ta foi t'a sauvé » (Évangile de Marc 10/52), il ne voulait pas dire que seule la foi sauve, sinon il n'aurait pas précisé : « Il ne suffit pas de dire : Seigneur,
Seigneur ! Il faut faire la Volonté de mon Père qui est aux Cieux. Beaucoup me diront en ce jour là : Seigneur, Seigneur ! N'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? En ton nom, que nous
avons chassé les démons ? En ton nom que nous avons fait de nombreux miracles ? »
Alors je leur répondrai : «Je ne vous ai jamais connus, écartez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité.» (Mathieu 7/21 → 23).
Pourquoi l'iniquité ? Parce qu'il ne suffit pas de proclamer le nom de Jésus, le nom de Muhammad ou le Nom de Dieu, il faut changer ! Et le prophète insiste, sans doute pour être bien compris : «
Qui sont ma mère et mes frères ? Quiconque fait la Volonté du Père qui est aux Cieux, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère.» (Matthieu 12/48 → 50). Faire, verbe d'action, verbe de réalisation !
Rappelez-vous la parabole du bon Samaritain qui porte assistance à l'homme laissé pour mort, alors que le religieux, lui, passe son chemin ! (Luc 10/29 → 37).
Tout le contraire de la doctrine de Paul* (qui ne doit pas être considéré comme Parole de Dieu mais comme parole d'homme) qui affirme que seule la foi justifie.
Sans transition, ne reconnaît-on pas l'arbre à ses fruits ? Alors que vaut la foi sans ses fruits ? Que vaut-elle sans l'intelligence, la mesure, la bonté, le pardon, la paix, etc ? Pas grand
chose. Imaginez un beau figuier, mais sans figues ! Quelle déception pour les hommes et quelle déception pour le Père Céleste ! La foi sans les actes d'amour, de pardon, de paix, de libération
spirituelle, n'a pas grande utilité, mais les actes d'amour, de pardon, de paix, de libération spirituelle, même sans la foi (Révélation d'Arès 28/11-12), sont des actes d'espérance constructive.
S'ils sont faits avec foi, celle-ci multiplie de façon exponentielle, l'effet "recréateur" des actes de bien, parce que la foi porte à l'apostolat conscient et intelligent et à la pénitence
consciente et intelligente. [Note : La pénitence n'est pas autopunition, ascétisme ou dolorisme, mais changement en bien].
En conclusion : L'expression « Ta foi t'a sauvé » sous-entend que la foi est, ou allait être, le puissant moteur du changement personnel,
c'est-à-dire qu'elle allait pousser et stimuler l'homme ou la femme, à renoncer au mal et à se changer en Bien. Quand Jésus disait : « Ta foi t'a sauvé », il voulait le plus souvent dire : «
Tu t'es sauvé ou miraculé, ou tu vas te sauver ou te miraculer toi-même.» La foi est bien existentialiste, sinon, elle n'est qu'une croyance, c'est-à-dire l'attachement fervent à une théorie ou
une doctrine et à la culture de cette théorie... La foi n'est pas l'ahésion à des idées ou a un culte, mais une dynamique constructive. La foi vous crée par la pénitence qui n'est pas regret mais
transformation, ou plutôt [re]création. Dieu ne nous dit pas : « Croyez ! » mais « Changez ! » Dire : « Je crois et j'espère en Dieu » est respectable, mais ne mène pas loin. La terre grouillent
d'hommes qui croient en un Tout-Puissant, nommé de mille façons, et qui, considéré comme le plus Fort, le plus Riche, est supplié d'accorder quelque chose aux faibles et aux pauvres. En échange,
ces croyants pensent ne pas pouvoir Lui donner beaucoup plus que des louanges, des actions de grâce et les regrets de leurs fautes. C'est une foi d'attente ou de perspective. Des croyants
prétendent même : « Si vous ne croyez pas, n'espérez rien de votre vertu ! » Par exemple, l'homme de bien qui ne croit pas que Jésus mourut sur la croix pour le sauver, ne sera pas sauvé.
D'autres semblent penser que Dieu est si friand de louanges, à ce point ravi d'entendre qu'on croit en Lui, qu'Il ne cesse de réclamer hymnes et crédos, distribuant en échange ses Bienfaits dont
le premier lot est le paradis. Vous, dites aux croyants : « Dieu n'est pas avide d'adulation, Il n'a pas crée l'homme pour qu'il L'adore. Il est le Père, vous êtes les enfants. Retrouvez votre
véritable existence d'Image et Ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27). Dieu n'a aucun sens si vous refusez votre existence de co-créateurs. Ne vous imaginez pas plus faibles et moins
responsables que vous n'êtes... » Phrase tirée de l'article "Existentialisme" du livre de Michel Potay.
[* Jean, Paul, Pierre et d'autres furent de sincères et vaillants missionnaires, l'erreur n'exclut pas la sincérité. On sait que les apôtres s'égarèrent sur les friches païennes (friche désigne
aussi le terrain abstrait de l'erreur). Certains d'entre eux crurent bien faire en réécrivant la Parole de Dieu, enseignant leurs erreurs de bonne foi. Ils n'imaginaient pas qu'on estimerait plus
tard leurs écrits égaux à la Parole de Dieu, de sorte qu'ils ne sont pas responsables de la sanctification de leurs écrits par la religion. © La Révélation d'Arès].