Samedi 29 septembre 2007

Le jeûne du Ramadan a commencé pour nos frères musulmans, une question substantielle se pose : Le jeûne doit-il s'appliquer au corps, comme cela est pratiqué dans la religion musulmane, ou doit-il s'appliquer au cœur ? Le jeûne ne devrait-il pas être, avant tout, un jeûne spirituel ? Jésus disait : « Les aliments ne rendent pas l'homme impur parce qu'ils passent dans son ventre et finissent aux latrines. Mais ce qui sort de l'homme, c'est cela qui rend l'homme impur. En effet c'est de l'intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent mauvaises intentions, inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidité, ruse, débauche, envie, vanité, etc. » (Marc 7/14 → 23). C'est pourquoi, dans La Révélation d'Arès, le Père Céleste parle de jeûner sur ses fautes (IV/6-8). Jeûner sur le mal qui est en soi, c'est-à-dire en prendre conscience et ne plus l'alimenter, afin qu'il meure peu à peu, faute de carburant, est non seulement une action permanente, mais elle est essentielle pour le salut personnel et pour le bonheur de l'humanité ; car si une partie de l'humanité meurt de faim, c'est vrai, le monde entier meurt de l'absence de Bien, d'intelligence, d'équité, de paix, de pardon, de bonté, etc. L'intelligence, l'équité, la paix retrouvées, résoudront les problèmes auxquels l'humanité est confrontée, notamment le problème de la faim, au sens propre comme au sens figuré, c'est-à-dire au sens terrestre comme au sens spirituel, et guériront ses plaies bien plus sûrement qu'un jeûne physique, limité à quelques jours dans l'année.

Par : © cécile.D
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Vendredi 31 août 2007

Même si Dieu connaît le contenu des cœurs (Coran), est-il logique « d'élire » de force telle ou telle personne ? En effet, cette personne pourrait par la suite s'enfler d'orgueil ou ne pas être à la hauteur, ou bien refuser, ou même rebrousser chemin et revenir sur ses pas (Révélation d'Arès 39/6). Non, allez-vous penser, puisque justement, Dieu connaît le contenu des cœurs, Il n'élirait pas quelqu'un susceptible de Le décevoir. Oui, mais voilà, la vie d'un homme ou d'une femme n'est-elle pas, justement, une succession de choix ? Le Créateur de Tout, le Créateur de la Liberté donc, Lui, le Libre par excellence et par essence, respecte la liberté de la créature. Élire ou désigner quelqu'un d'office, reviendrait à lui refuser sa liberté et donc son libre choix. Et c'est la liberté de choix qui caractérise l'homme, image et ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27), c'est la liberté de l'homme qui fait sa gloire (Rév d'Arès 37/9) ou sa perdition... Quand Dieu choisit ses Prophètes, ils ont, eux aussi, la liberté de refuser leur mission, mais c'est à leur risque et péril : se dérober à un Appel du Créateur de l'Univers, refuser une mission destinée à sauver l'humanité, revient à s'anéantir spirituellement (Révélation d'Arès 4/4), c'est pure folie, mais ce choix existe. De même, le prophète garde sa liberté d'action dans la mission qui lui a été confiée ; outre la confiance de Dieu envers son Messager, cela prouve aussi que personne n'est à l'abri de l'erreur, mais c'est une autre histoire...
Alors, revenons à ces élu(e)s dont parle l'Évangile de Matthieu (24/21-22). Il est écrit que : «... Et si ces jours [de grande détresse] n'étaient pas abrégés, personne n'aurait la vie sauve ; mais à cause des élus, ces jours-là seront abrégés », en d'autres termes, parce qu'il y aura des pénitents en certain nombre [c'est-à-dire des hommes et des femmes qui auront changé en Bien], tous les autres seront sauvés.
Comme vu plus haut, en méditant sur cette notion de liberté, on peut conclure sans abus que les élus ne sont pas des hommes ou des femmes prédestinés ou désignés par Dieu, mais des hommes et des femmes ordinaires qui se sont convertis à la nécessité de se changer, eux-mêmes et le monde (Rév d'Arès 28/7, 30/11). En cela, ils se sont eux-mêmes élus au changement qui sauvera l'homme et le monde ou pour le dire autrement, par ce libre choix, il s'élisent à la Vie [spirituelle] qui sauvera l'homme et le monde. Les élus [ou auto-élus] sont donc résolus à accomplir la Parole. Ils ou elles ont librement et volontairement choisi de changer leur vie et de mettre leurs pas dans les Pas du Père, à l'instar des prophètes et notamment de Jésus (Rév D'Arès 2/12, 32/3). D'ailleurs à ce sujet le prophète disait : « Qui est ma mère et qui sont mes frères et mes sœurs ? Quiconque fait la Volonté de Mon Père Qui est aux Cieux [c'est-à-dire quiconque accomplit la Parole ou La met en pratique], c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère » (Évangile de Matthieu 12/46 → 50). Voilà qui met le salut à la portée de tous, même des incroyants ! D'autre part, en y regardant de plus près, les difficultés que nous avons parfois à nous changer prouvent que nous ne sommes ni des prédestinés, ni des élus et encore moins des robots. Notre dimension humaine, avec ses faiblesses mais aussi avec sa Force (37/3) nous invite au réalisme, et montre la Voie à tous ceux et à toutes celles qui le décident, librement. Si cette élection est une auto-élection, une décision libre, tout le monde peut la prendre, reste à ne pas s'écarter du Chemin et à tenir la distance, ce qui sont d'autres étapes... Mais c'est faisable, sinon le Père Céleste ne reviendrait pas régulièrement nous le rappeler !

Par : © cécile.D
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Lundi 20 août 2007

Lorsque Jésus disait : « Va, ta foi t'a sauvé » (Évangile de Marc 10/52), il ne voulait pas dire que seule la foi sauve, sinon il n'aurait pas précisé : « Il ne suffit pas de dire : Seigneur, Seigneur ! Il faut faire la Volonté de mon Père qui est aux Cieux. Beaucoup me diront en ce jour là : Seigneur, Seigneur ! N'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? En ton nom, que nous avons chassé les démons ? En ton nom que nous avons fait de nombreux miracles ? »
Alors je leur répondrai : «Je ne vous ai jamais connus, écartez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité.» (Mathieu 7/21 → 23).
Pourquoi l'iniquité ? Parce qu'il ne suffit pas de proclamer le nom de Jésus, le nom de Muhammad ou le Nom de Dieu, il faut changer ! Et le prophète insiste, sans doute pour être bien compris : « Qui sont ma mère et mes frères ? Quiconque fait la Volonté du Père qui est aux Cieux, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère.» (Matthieu 12/48 → 50). Faire, verbe d'action, verbe de réalisation ! Rappelez-vous la parabole du bon Samaritain qui porte assistance à l'homme laissé pour mort, alors que le religieux, lui, passe son chemin ! (Luc 10/29 → 37).
Tout le contraire de la doctrine de Paul* (qui ne doit pas être considéré comme Parole de Dieu mais comme parole d'homme) qui affirme que seule la foi justifie.
Sans transition, ne reconnaît-on pas l'arbre à ses fruits ? Alors que vaut la foi sans ses fruits ? Que vaut-elle sans l'intelligence, la mesure, la bonté, le pardon, la paix, etc ? Pas grand chose. Imaginez un beau figuier, mais sans figues ! Quelle déception pour les hommes et quelle déception pour le Père Céleste ! La foi sans les actes d'amour, de pardon, de paix, de libération spirituelle, n'a pas grande utilité, mais les actes d'amour, de pardon, de paix, de libération spirituelle, même sans la foi (Révélation d'Arès 28/11-12), sont des actes d'espérance constructive. S'ils sont faits avec foi, celle-ci multiplie de façon exponentielle, l'effet "recréateur" des actes de bien, parce que la foi porte à l'apostolat conscient et intelligent et à la pénitence consciente et intelligente. [Note : La pénitence n'est pas autopunition, ascétisme ou dolorisme, mais changement en bien].

En conclusion : L'expression « Ta foi t'a sauvé » sous-entend que la foi est, ou allait être, le puissant moteur du changement personnel, c'est-à-dire qu'elle allait pousser et stimuler l'homme ou la femme, à renoncer au mal et à se changer en Bien. Quand Jésus disait : « Ta foi t'a sauvé », il voulait le plus souvent dire : « Tu t'es sauvé ou miraculé, ou tu vas te sauver ou te miraculer toi-même.» La foi est bien existentialiste, sinon, elle n'est qu'une croyance, c'est-à-dire l'attachement fervent à une théorie ou une doctrine et à la culture de cette théorie... La foi n'est pas l'ahésion à des idées ou a un culte, mais une dynamique constructive. La foi vous crée par la pénitence qui n'est pas regret mais transformation, ou plutôt [re]création. Dieu ne nous dit pas : « Croyez ! » mais « Changez ! » Dire : « Je crois et j'espère en Dieu » est respectable, mais ne mène pas loin. La terre grouillent d'hommes qui croient en un Tout-Puissant, nommé de mille façons, et qui, considéré comme le plus Fort, le plus Riche, est supplié d'accorder quelque chose aux faibles et aux pauvres. En échange, ces croyants pensent ne pas pouvoir Lui donner beaucoup plus que des louanges, des actions de grâce et les regrets de leurs fautes. C'est une foi d'attente ou de perspective. Des croyants prétendent même : « Si vous ne croyez pas, n'espérez rien de votre vertu ! » Par exemple, l'homme de bien qui ne croit pas que Jésus mourut sur la croix pour le sauver, ne sera pas sauvé. D'autres semblent penser que Dieu est si friand de louanges, à ce point ravi d'entendre qu'on croit en Lui, qu'Il ne cesse de réclamer hymnes et crédos, distribuant en échange ses Bienfaits dont le premier lot est le paradis. Vous, dites aux croyants : « Dieu n'est pas avide d'adulation, Il n'a pas crée l'homme pour qu'il L'adore. Il est le Père, vous êtes les enfants. Retrouvez votre véritable existence d'Image et Ressemblance du Créateur (Genèse 1/26-27). Dieu n'a aucun sens si vous refusez votre existence de co-créateurs. Ne vous imaginez pas plus faibles et moins responsables que vous n'êtes... » Phrase tirée de l'article "Existentialisme" du livre de Michel Potay.


[* Jean, Paul, Pierre et d'autres furent de sincères et vaillants missionnaires, l'erreur n'exclut pas la sincérité. On sait que les apôtres s'égarèrent sur les friches païennes (friche désigne aussi le terrain abstrait de l'erreur). Certains d'entre eux crurent bien faire en réécrivant la Parole de Dieu, enseignant leurs erreurs de bonne foi. Ils n'imaginaient pas qu'on estimerait plus tard leurs écrits égaux à la Parole de Dieu, de sorte qu'ils ne sont pas responsables de la sanctification de leurs écrits par la religion. © La Révélation d'Arès].

Par © cécile.D
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